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dimanche 19 novembre 2017

Claude Halmos «Des décisions judiciaires très graves pour la reconstruction de l’enfant

Par Virginie Ballet — 

Pour la psychanalyste Claude Halmos, il «relève du bon sens» que la loi fasse une différence entre un jeune mineur et un adulte.

Claude Halmos
DR
Claude Halmos (photo DR), psychanalyste spécialiste de l’enfance (1), plaide pour l’instauration d’un seuil de présomption de non-consentement dans la loi, et analyse l’impact des récentes décisions de justice sur les jeunes victimes.
Peut-on parler de consentement chez une fille de 11 ans ?
Non. Cela me paraît complètement aberrant, d’autant plus lorsque l’on argue qu’elle était consentante parce qu’elle a suivi un adulte de son plein gré. Même en admettant que cela soit le cas, cela ne signifie en rien qu’elle consente à un rapport sexuel. C’est hallucinant d’imaginer qu’une enfant de cet âge puisse se représenter ce qui l’attend en termes de sexualité. On le voit bien chez les enfants victimes de violences, notamment sexuelles : leur rapport au corps, aux orifices, leur permet difficilement de désigner l’acte subi.

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