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mardi 2 septembre 2014

Véronique Poulain : "Mes parents sont sourds-muets et moi j’ai été bavarde dès l’âge de 1 an !"

C’est l’un des livres les plus singuliers de cette rentrée littéraire. Dans Les Mots qu’on ne me dit pas (Stock), Véronique Poulain raconte son enfance – tout sauf dramatique – parmi les sourds-muets qui l’ont élevée : son père, sa mère et son oncle. Attention, interdit de la plaindre ! Rencontre. 

MyBOOX : Quand avez-vous décidé de raconter votre enfance parmi les sourds-muets dans un livre ? Et avez-vous été soutenue par vos proches dans cette démarche ?


Véronique Poulain : D’une façon générale, oui tout le monde m’a soutenue. Au départ, je suis une grande lectrice ! J’ai commencé très tôt grâce à des professeurs fabuleux qui m’ont notamment fait découvrir les Rougon-Macquart en 6e. Ça a été mon truc pendant des années, je passais mon temps à lire Zola. Je lisais, je lisais sans arrêt avec des velléités d’écrire de plus en plus fortes, mais quand vous avez Zola, Céline et Dostoïevski comme références vous vous dites "Non, non, je ne vais pas le faire". 


Parfois, j’écrivais des nouvelles pour des amis mais ça s’arrêtait là. Quand je revenais de week-ends entre copains, il m’arrivait de raconter le séjour vu par les différents protagonistes et je leur distribuais la nouvelle mais c’était toujours dans l’idée de donner, de partager… Et puis un jour, suite à une rupture, j’ai écrit dix pages de colère dans lesquelles j’exprimais pêle-mêle tout ce que je ressentais à l’égard de la personne concernée mais où j’évoquais aussi mes parents, mon enfance… A l’époque je travaillais avec Guy Bedos. Je lui ai montré mon texte et il m’a tout de suite dit "C’est un livre !". Il m’a expliqué qu’il faudrait soutenir cette verve sur 150 pages et que ce serait difficile mais que c’était un très bon début. A partir de là, je me suis sentie autorisée à me lancer. 


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